Christophe Paya - Un blog théologique et pratique

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vendredi 27 janvier 2012

L'apologétique chrétienne sur Internet

Dialogue.jpgParmi les nombreux blogs et sites chrétiens qui peuplent le net, certains méritent une mention particulière.

Atoi2voir.com

C'est le cas notamment du site atoi2voir.com, lié à Agapé France, qui aborde des questions de vie (développement personnel, amour...) et de foi (Dieu, Jésus, la Bible) de manière très actuelle. Son point fort: les rédacteurs des articles et la qualité des contenus, mais aussi, entre autre, sa page sur le sport.


Epistheo.com

Le site epistheo.com propose une réflexion apologétique de bon niveau (théologique et philosophique), sous la forme d'émissions radio (Arc-en-ciel) filmées en vidéo, et donc de dialogue avec divers intervenants. Une approche argumentative de la foi chrétienne dans le contexte du monde d'aujourd'hui et en rapport avec l'histoire.Son point fort: l'utilisation de la vidéo et le niveau de la réflexion.


Raisonsdecroire.org

Enfin, le blog raisons de croire propose une apologétique pratique et d'actualité, avec des réponses très accessibles ou plus avancées aux questions de la vie, mais aussi des débats d'actualité et des compte-rendus de livres. Son point fort: la dynamique et la diversité du format blog.

mercredi 18 janvier 2012

Les voeux du président de la Fédération Protestante de France, Claude Baty

Voeux_2012_FPF.jpgJe place ces voeux sur le registre de la mémoire… non pas de façon nostalgique mais comme raison de plus pour nous engager dans la durée.

L’an dernier à ces mêmes voeux, j’évoquais les otages français, leur sort dramatique faisait alors la une des médias. Le questionnement médiatisé des familles sur la mort au Niger, des deux jeunes Français à la suite de l’intervention de l’armée française, a remis d’actualité le sujet des otages. Mais il faut convenir que depuis l’an dernier ils ne sont plus à la une des journaux. Mme Françoise Larribe a été libérée en février, les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier l’ont été également, ainsi que Guilad Shalit, mais le mari de Françoise Larribe et six autres personnes sont encore prisonniers au Sahel et je ne parle pas des otages dans les autres parties du monde. Cette évocation me permet de souligner que nous devons faire un effort constant pour résister au tourbillon de l’actualité, qui finirait pas nous rendre amnésiques et inconstants, avec l’illusion inconsciente que demain sera miraculeusement meilleur qu’aujourd’hui... Je fais le voeu que nous sachions rester fidèles à nos engagements, car malgré tout, nous espérons.

Les prises d’otages dont je viens de parler invoquent souvent des motifs religieux ; les persécutions religieuses se font aussi au nom d’une religion sensée être la seule légitime. Je dois dire que la situation des chrétiens au Moyen-Orient, Afrique du nord, Soudan, Nigéria, est très préoccupante. Mais elle ne doit pas préoccuper seulement les chrétiens, elle indigne quiconque estime que la liberté de conscience est un principe qui ne se discute pas. Il faut constater que de manière générale la liberté est la grande perdante de cette tension générale puisque, jusque dans nos pays, qui ont fondé leur gouvernance sur les droits humains, la peur pousse certains à demander la restriction de la liberté d’expression. Les extrêmes se mettent parfois d’accord sur ce point.

Même si beaucoup de spectacles, de textes et de discours me heurtent, je suis persuadé que la seule réplique légitime, honorable et efficace à l’ignorance, à l’insulte et à la violence se trouve dans le dialogue, l’argumentation, le vote mais certainement pas dans la violence en retour. Je fais mienne cette parole de Voltaire disant : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dîtes, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »

Cette volonté s’inscrit aussi dans le débat actuel sur la laïcité. Je concède qu’il est facile en raison de ce que je disais il y a un instant, de dire que la religion est décidément du côté de l’obscurité. J’ai lu récemment un livre consacré à la laïcité dont plusieurs pages allaient dans ce sens. Vous allez dire que je viens de donner des bâtons pour me faire battre en énumérant les persécutions religieuses. Certes ! Mais d’une part je conteste la référence faite aux religions pour justifier la contrainte, c’est illégitime. D’autre part, je suis convaincu que toutes les idéologies produisent de l’oppression, c’est pourquoi les religions n’ont pas l’exclusivité de l’obscur ! Je trouve en revanche obscurantiste le refus du débat, le refus de remettre en question des certitudes éphémères et souvent politiques. Je suis donc étonné quand on nous refuse la rencontre à ce sujet ! Ceci dit, même snobés par certains éclairés, nous continuerons à revendiquer notre droit à la parole et à l’action dans la sphère publique. Nous, croyants, nous sommes des citoyens qui ne valent sans doute pas plus que les autres, mais certainement pas moins.

Souvenir encore ; Ellul aurait eu 100 ans la semaine dernière… il serait dommage de n’en pas parler d’autant qu’il a beaucoup à dire sur tout ce qui nous préoccupe aujourd’hui et notamment sur l’illusion politique. Dans le numéro de Réforme, consacré à Ellul, il est rappelé qu’il annonce l’emprise croissante des experts sur le politique, qui perd alors la capacité de choisir. Nous avons vu cela se réaliser en Grèce, par exemple. Ellul va jusqu’à dire que les politiques sont condamnés à l’éphémère, je souhaite que la campagne électorale, qui a commencé, ne lui donne pas trop raison. J’en conclus en tout cas que les citoyens que nous sommes ne doivent surtout pas abdiquer leur responsabilité. Si nous ne comprenons pas tout, nous voyons bien que certains ont oublié des principes simples qui sont la base de toute démocratie. La complexité n’excusera jamais la malhonnêteté et l’irresponsabilité. Je fais le voeu que nous reprenions notre destinée en main en aidant par nos suffrages les politiques à faire leur métier, qui consiste à choisir courageusement.

Pour vous montrer que nous restons pleins d’espérance dans ce domaine, nous organisons un colloque sur un thème récurrent au sein de la Fédération protestante : « Église et pouvoir ». Nous le tiendrons le 24 mai prochain, après l’élection présidentielle et avant les législatives ! Une rencontre à ne pas manquer!

Souvenir toujours : il y a deux ans jour pour jour, Haïti était frappé par un séisme épouvantable. Là encore le feu de l’actualité n’est plus sur cette île, et quand on en parle c’est souvent de manière assez désabusée. Est-il encore utile de s’engager ? Oui, bien sûr, nous le croyons. La Fédération protestante de France poursuit son accompagnement de la Fédération protestante d’Haïti et de ses nombreux projets. Le travail est long mais nous faisons tout pour qu’il soit durable. Merci de votre soutien.

Vous l’avez constaté notre carte de voeux invite à la lecture de la Bible, une lecture qui donne des repères hors du flux quotidien. De cette manière nous pensons qu’il est possible de résister au découragement, aux pressions de l’urgent, aussi bien qu’aux mimétismes de bon aloi…. Nous avons choisi cette thématique de la lecture de la Bible et d’une lecture ensemble, qui culminera à « Protestants en fête 2013 », Paris d’Espérance. Et il est évident que ce pari ne vaut pas que pour les protestants ! Nous travaillons déjà activement à la préparation de l’événement, la preuve voici le logo, en avant-première ! Cet arbre fait référence à un verset de Jérémie 17.7 qui dit « heureux l’homme qui met son espérance dans le Seigneur, il est comme un arbre planté près des eaux… qui ne craint donc pas la chaleur et porte du fruit en toute saison. »


(Source : www.protestants.org)

samedi 31 décembre 2011

Sites Internet : REMEF et CNEF

Le site du REMEF (Réseau de Missiologie Evangélique Francophone) fait peau neuve.

Il se veut un site destiné aux acteurs de la mission de l’Eglise du monde évangélique francophone... un réseau au service des missionnaires, pasteurs, évangélistes et formateurs en Europe et en Afrique francophone.

On y trouve des ressources, des listes de publications, des liens vers des institutions de formation, etc.

Connexions.jpgLe CNEF (Conseil National des Evangéliques de France) lance un magazine en ligne: Connexions. Ce nouveau trimestriel, que le numéro 1 annonce prometteur, est réalisé par une équipe conduite par Erwan Cloarec (rédacteur en chef).

Dans ce premier numéro, on peut lire, en plus de diverses brèves nouvelles d'actualité, un entretien avec le président du CNEF, Etienne Lhermenault, une présentation du pôle "oeuvres" du CNEF, un programme de la Semaine universelle de prière, etc.

jeudi 8 décembre 2011

Artisanat SEL - commerce équitable

Artisanat_SEL.jpgEn cette période de Noël, rappelons l'existence et l'action d'un des pionniers français du commerce équitable: Artisanat SEL (depuis 1983).

Artisanat SEL est membre cofondateur de la plate-forme française pour le commerce équitable et travaille aujourd'hui avec 23 groupes de producteurs d'artisanat d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud.

On trouve sur le site non seulement de l'artisanat mais aussi les produits habituels du commerce équitable, du bio et divers cadeaux éthiques.

Accès direct :
- Commerce équitable
- Cadeaux éthiques
- Bio
- Produits équitables

mercredi 23 novembre 2011

L'Engagement du Cap

On vient de me donner le livre qui vient de paraître et qui contient le texte traduit en français de l'Engagement du Cap, déclaration du troisième congrès de Lausanne, au Cap, en octobre 2010. A ce texte s'ajoute logiquement L'appel à l'action du Cap. Le premier est directement issu du congrès; le second est issu des "conversations" qui ont préparé et suivi le congrès. Tous deux sont à lire absolument !

En annexe, on trouvera, ce qui est toujours utile, la Déclaration de Lausanne (1974) et le résumé de l'allocution de clôture du congrès du Cap, par Lindsay Brown.

Engagement_du_Cap.jpg En attendant les analyses théologiques de fond, qui ne devraient pas tarder, quelques réflexions seulement.

La préservation de l'environnement est désormais bien présente dans les déclarations évangéliques. Dans l'Engagement du Cap, elle est évoquée dans la section "Nous aimons le monde de Dieu" (p.33ss). Le texte, tout en se distançant des éventuelles tentations panthéistes, parle des soins à apporter à ce qui appartient à Dieu. "La terre est la propriété du Dieu que nous prétendons aimer et à qui nous cherchons à obéir... Nous prenons soin de la terre parce qu'elle appartient à celui que nous appelons Seigneur... Nous ne pouvons prétendre aimer Dieu en abusant de ce qui, de droit par la création, la rédemption et l'héritage, appartient au Christ. Nous prenons soin de la terre et usons de ses ressources abondantes de façon responsable, non selon le raisonnement du monde séculier, mais par amour pour le Seigneur... Proclamer ce que dit l'Evangile: Jésus est Seigneur, c'est proclamer l'Evangile qui inclut la terre, puisque la seigneurie du Christ s'étend sur toute la création. Le soin de la terre est ainsi un aspect de l'Evangile qui entre dans le cadre de la seigneurie du Christ.

Un tel amour pour la création de Dieu exige que nous nous repentions de la part que nous avons prise à la destruction, au gaspillage et à la pollution des ressources de la terre et de notre complicité à l'idolâtrie toxique du consumérisme."

Dans la partie Appel à l'action, qui permet de proposer des applications plus concrètes que l'Engagement (qui est plutôt une déclaration de foi), on retrouve ce thème, avec la mention du changement climatique comme "défi probablement le plus sérieux et le plus urgent auquel est confronté le monde physique". On y trouve aussi la mention de la destruction de la biodiversité et d'autres questions (p.62-63). Il est heureux que ces éléments soient désormais présents dans les textes fondamentaux du protestantisme évangélique.

Les confessions de foi se sont toujours construites dans un contexte. Il paraît aujourd'hui difficile d'en élaborer une sans faire mention des questions de préservations de l'environnement.

Quant aux changements climatiques et aux autres aspects de la destruction de l'environnement, ils constituent des applications appropriées (même si la crise économique tend à le faire oublier) de "l'amour pour la création" qu'affirme la confession de foi.

Puisque l'Appel à l'action du Cap est bien un appel, il encourage les chrétiens à:

- adopter un style de vie qui renonce aux habitudes de consommation qui sont destructives ou polluantes;

- user de moyens légitimes pour persuader les gouvernements de placer les impératifs moraux au-dessus de l'opportunisme politique en ce qui concerne les questions de la destruction de l'environnement et du changement climatique potentiel;

- reconnaître et encourager l'appel missionnel à la fois (1) des chrétiens qui s'impliquent dans une utilisation correcte des ressources terrestres pour les besoins et le bien des êtres humains par l'agriculture, l'industrie et la médecine, et (2) des chrétiens qui plaident et travaillent dans la protection et la restauration des habitats et des espèces terrestres. Les uns comme les autres poursuivent le même but et servent le même Créateur, Dispensateur et Rédempteur (p.63).

Des voix prophétiques (Ron Sider, Tom Sine et autres) avaient déjà fait entendre ce même genre d'appel il y a plusieurs décennies. Espérons que cette fois-ci l'appel sera entendu.

Le livre : L'Engagement du Cap. Une confession de foi et un appel à l'action, Marpent, BLF Europe, 111 pages, 5 euros.

samedi 22 octobre 2011

Livres parus et à paraître

Dictionnaire TP 1B

Le Dictionnaire de Théologie Pratique, qui est annoncé pour novembre 2011 (et qui est en précommande pour les membres du club des souscripteurs d'Excelsis, c'est 60 auteurs francophones qui ont rédigé une centaine d'articles sur la plupart des grands thèmes de la théologie pratique.

Par rapport aux manuels et autres ouvrages existants, le Dictionnaire de Théologie Pratique se distingue par trois particularités :

- La prise en compte des problématiques spécifiques du protestantisme évangélique (communion fraternelle, dons spirituels, conversion, évangélisation, croissance de l’Église, membre d’Église, accompagnement transculturel, apologétique, pour ne citer que quelques exemples), sans pour autant négliger les grandes questions de la pratique chrétienne et surtout protestante (culte protestant, lecture publique de la Bible, baptême, pasteur, action sociale, conseil d’Église, aumônerie, accompagnement spirituel, visite pastorale, couple et conjugalité, dialogue inter-religieux, sectes et déviances sectaires, etc.).

- Le format « dictionnaire », qui permet de couvrir une grande partie du champ en un seul ouvrage, tout en distinguant de multiples sujets précis au sein des grands domaines de la théologie pratique que sont les ministères, l’accompagnement pastoral, le culte et la liturgie, la mission et l’évangélisation, la formation, etc.

- La prise en compte du « comment faire », dans le cadre d’une démarche pourtant théologique.


Foi_reflechie.jpgJe suis également en train de lire le tout nouveau Pour une foi réfléchie. Théologie pour tous (Maison de la Bible, 2011), belle réussite d'Alain Nisus et de ses coauteurs. Non seulement la théologie évangélique se construit et se met par écrit, mais aussi elle se rend accessible. Le livre parcourt, à la manière d'un manuel de théologie (et selon les catégories classiques), les différents aspects de la doctrine chrétienne; il est agrémenté d'encarts et de développements ponctuels sur tel ou tel élément historico-dogmatique.

Même si l'on veut se situer autrement sur la palette théologique sur tel ou tel point (car certaines des questions abordées sont évidemment polémiques), la lecture aide à se positionner.

Pour une foi réfléchie peut certes faire peur avec ses 928 pages... Mais il n'est pas obligatoire de le lire d'un trait. La structure est suffisamment claire et les différentes partie suffisamment courtes pour qu'on puisse l'ouvrir quasiment n'importe-où (ou après avoir cherché dans la table des matières) et commencer à lire. Il vaut probablement mieux investir dans l'édition cartonnée, plus adaptée à une consultation régulière que l'édition souple...

samedi 15 octobre 2011

Il va bientôt paraître !

Dictionnaire TP 1B

mardi 11 octobre 2011

Doctorats honoris causa

Pour la première fois, la Faculté libre de théologie évangélique (FLTE) de Vaux-sur-Seine vient de décerner, dimanche 9 octobre, deux doctorats honoris causa, à Alfred Kuen et à Marie de Védrines.

Calvin_Institution_2.jpgCe titre vient reconnaître leur participation à la construction de la réflexion évangélique du 20e siècle, en particulier (mais pas seulement) par leurs travaux. De nombreux livres, pour Alfred Kuen, mais notamment ses livres sur l'Eglise (et sur le culte, les ministères, les ministères féminins, etc.) et l'Institution chrétien de Calvin en français moderne, pour Marie de Védrines (en collaboration avec Paul Wells et Sylvain Triqueneaux).

Il est intéressant de noter que ces deux personnes, dont l'action et la réflexion ont contribué de manière significative à l'histoire du protestantisme évangélique français du 20e siècle, représentent la richesse de la participation des "laïcs" engagés au mouvement évangélique. J'emploie ici "laïc" par facilité, au sens de personnes qui ont un engagement significatif dans l'Eglise mais qui ne sont pas pour autant pasteurs (même si elles exercent parfois une fonction pastorale), qui n'ont souvent pas reçu de formation théologique structurée mais qui sont autodidactes (et souvent compétentes) en la matière.

Kuen_Femme_dans_Eglise.jpg On peut aussi noter qu'Alfred Kuen et Marie de Védrines représentent deux courants distincts du protestantisme évangélique: le courant réformé évangélique pour la seconde, le courant que l'on pourrait qualifier de "baptiste" ou de "Frères", pour le premier. Deux courants qui ont toute leur place dans le mouvement.

Notons enfin leur apport à la question des ministères féminins dans l'Eglise, avec l'implication de Marie de Védrines comme exemple d'engagement chrétien dans l'Eglise ; et un livre d'Alfred Kuen d'avant-garde sur le sujet: La femme dans l'Eglise.

vendredi 7 octobre 2011

Parutions : les nouveautés de la rentrée

Carson Jean.jpg

Un nouveau commentaire sur l'Evangile de Jean vient de paraître : Evangile selon Jean, de l'exégète nord-américain Donald Carson, et donc traduit de l'anglais. L'ouvrage fait plus de 950 pages et, après une introduction générale, s'intéresse, verset par verset, au sens du texte.

Pour Carson, l'Evangile de Jean traite de mission ou d'évangélisation; cependant, il "n'a pas été écrit à des croyants à propos de la mission, mais à des personnes extérieures en vue de l'accomplissement de la mission" (p. 99).

Le quatrième évangile appartient donc à la littérature d'évangélisation. On pourrait répondre que c'est une façon réductrice de décrire la richesse de l'évangile, et notamment des discours de Jean 14-17. Mais Carson répond que "la littérature d'évangélisation, dans ce qu'elle a de meilleur, ne se contente pas d'expliquer pourquoi l'être humain doit devenir chrétien et comment le devenir, mais également ce que signifie être chrétien. Jean 14-17 en parle justement; et de nombreux détails de ces chapitres conviennent à une orientation évangélisatrice (p. ex. 14.6)." (p. 101).

Cette orientation particulière de la lecture fait l'originalité du commentaire de Carson, qui sera un outil utile aux prédicateurs et autres personnes qui étudient la Bible.

jeudi 28 juillet 2011

John Stott

John Stott 1.jpg

J'apprends ce matin le décès de John Stott, figure majeure (de mon point de vue: la figure majeure) du protestantisme évangélique du 20e siècle.

John Stott, théologien, pasteur et évangéliste anglican, anglais, représente ce que le protestantisme évangélique pouvait faire de meilleur: une foi réfléchie, équilibrée, profondément attachée au christianisme historique; un ancrage paroissial accompagné d'une vision mondiale du mouvement évangélique; un pasteur-évangéliste généraliste, travaillant au développement du ministère des autres et non du sien.

Le portrait peut paraître exagéré, mais la remarquable biographie de John Stott en 2 volumes (The Making of a Leader, de Timothy Dudley Smith) montre à quel point son histoire se confond avec celle du mouvement évangélique du 20e siècle.

- Théologien : Mais bibliste d'abord, car prédicateur. Et remarquable prédicateur, que j'ai eu l'occasion d'entendre quelques fois dans son église All Souls du centre de Londres. Une prédication proche du texte biblique, dont on trouve les fruits dans la collection de commentaires The Bible Speaks Today. Un théologien qui ne se situait pas sur le créneau des spécialistes mais plutôt des vulgarisateurs, visant à mobiliser la réflexion des auditeurs, comme le montre de façon toute particulière son livre La croix du Christ.

All Souls.jpg

- Pasteur : Pasteur d'une paroisse locale pendant toute sa carrière, malgré des engagements internationaux de grande ampleur et la possibilité de "monter en grade" dans l'Eglise. On peut supposer que cet ancrage local explique, au moins en partie, son style accessible, ses travaux liés à la vie chrétienne dans le monde et son intérêt pour une vulgarisation intelligente. Sa paroisse était une paroisse anglicane classique, traditionnellement évangélique depuis longtemps (et qui l'est toujours), bien située pour ceux qui apprécient les Eglises urbaines... Au début de son ministère, Stott est connu pour avoir maintenu le choix de son attachement à l'Eglise anglicane, malgré son pluralisme théologique, à une époque où d'autres évangéliques se sont prononcés pour l'appartenance à des dénominations strictement évangéliques. La présence évangélique dans l'Eglise anglicane est d'ailleurs aujourd'hui sans comparaison avec ce qu'elle était à l'époque.

- Evangéliste : Au sens où sa prédication lui permettait de dire l'Evangile d'une manière compréhensible, et surtout à cause de son rôle lors des grands congrès de Lausanne pour l'évangélisation du monde. Il fut l'architecte de la Déclaration de Lausanne, texte majeur du protestantisme évangélique moderne, et contribua à la rédaction du Manifeste de Manille. L'existence même de ces congrès doit beaucoup à la capacité de rassemblement de Billy Graham et de John Stott. L'évangélisation, pour Stott, était compatible avec l'action sociale et la réflexion éthique, comme le montrent ses livres sur les "défis de la vie moderne" (Le chrétien et les défis de la vie moderne). La Déclaration de Lausanne, d'ailleurs, puis les textes qui en sont issus, mettent en avant à la fois une évangélisation de proclamation et une action chrétienne dans le monde, d'une manière qui venait alors clore les débats sur ce sujet qui avaient agité le monde évangélique.

All Souls.jpg

Des ses nombreux écrits, on peut retenir une approche évangélique ouverte, en dialogue avec le monde et avec les autres théologies, sans crispation. Son petit livre sur l'équilibre de la foi, Pour une foi équilibrée, est représentatif d'autres ouvrages dans lesquels il cherche à défendre un "simple christianisme" (Basic Christianity) historique, non seulement face aux courants libéraux mais aussi face aux modes qui ne cessent de traverser le protestantisme évangélique et face à certains de ses courants.

John Stott laisse derrière lui une "fondation" qui travaille, depuis des années déjà, au développement de la formation théologique dans ce qu'on appelle aujourd'hui le "Sud", en offrant des bourses d'étude pour des doctorants des pays concernés.

Le journal La Croix se demandait il y a quelques mois qui sont les évangéliques les plus influents. Il est évident que ce ne sont pas d'abord les pasteurs de méga-Eglises, trop dépendants des modes ou courants transitoires qui ont permis le développement de leur activité. En revanche, on peut penser que John Stott, par ses livres, ses rapports internationaux, la Déclaration de Lausanne, sa participation au développement de la théologie sur d'autres continents, etc., fut véritablement l'homme d'une influence qui ne s'exerça pas en faveur de son propre travail mais du développement d'un mouvement global, attaché à la Bible et à l'Evangile.

lundi 4 juillet 2011

Enquête globale sur les évangéliques

Statistics.jpg

Très intéressante enquête de l'institut de recherche déjà cité sur ce blog The Pew Forum on Religion and Public Life, réalisée auprès des participants du congrès du Cap (Lausanne III, 2010). On peut dire que se trouvait rassemblé à cet endroit en octobre 2010 un bel échantillon, relativement représentatif (à quelques exceptions près, notamment chinoise), des responsables évangéliques de la planète (et non pas de la population évangélique globale); et en particulier des responsables du Sud (au sens large de l'Afrique, Amérique du Sud et centrale, et d'une partie de l'Asie). 2196 personnes ont été interrogées.

Les personnes interrogées étaient, pour 75% d'entre elles, des hommes; la moitié étaient des pasteurs; et la majorité de formation universitaire.

Parmi les multiples chiffres qui mériteraient d'être cités, on peut relever:

(1) les responsables du Sud (au sens large) sont plus optimistes que ceux du Nord concernant l'avenir du christianisme évangélique dans leur pays: 71% envisagent un avenir meilleur, contre 44%.

(2) De même, les "sudistes" perçoivent une influence évangélique croissante dans la société (à 58%); tandis que les responsables du Nord voient à 66% l'influence évangélique décroître.

(3) L'adhésion à la conviction théologique concernant la Bible est claire: elle est la Parole de Dieu (98%); son interprétation, en revanche, littérale ou non, fait l'objet d'un 50-50 (mais il est difficile de répondre à ce genre de question par oui ou non).

La théologie de la prospérité est rejetée à 90% (ce qui est positif pour la théologique évangélique, mais montre que les participants au congrès du Cap ne sont pas représentatifs, sur ce point, de la pratique générale).

(4) Sur les questions d'éthique personnelle, les chiffres sont assez élevés, bien que sur certaines questions il y ait débat:
- l'avortement est toujours ou normalement une faute (96%);
- la société devrait décourager l'homosexualité (84%).

Sur ces questions, le nivellement du sondage fait disparaître les différences Nord/Sud, qui sont pourtant nettes, voire très nettes: sur la morale personnelle, la consommation d'alcool, les rapports homme/femme dans le couple (et l'autorité masculine).

La question théologique de l'évolution fait l'objet d'un intéressant 50/50.

(5) Les chiffres concernant les menaces perçues contre le christianisme évangélique révèlent une perception et une analyse intéressantes du monde environnant; ces menaces viennent de:
- influence de la sécularisation (71%);
- consumérisme (67%);
- sexe et violence dans la culture ambiante (59%);
- influence de l'islam (47%);

(6) La perception qu'ont les personnes interrogées des divers groupes religieux est également à citer:
- les pentecôtistes sont positivement perçus à 92% (mais la question est interne, puisqu'ils faisaient partie des participants);
- les catholiques sont positivement perçus à 76%, ce qui est plus remarquable;
- les Juifs à 75%;
- les orthodoxes à 74%.
- pour les autres religions, les proportions sont exactement inversées.

Les résultats détaillés sont disponibles en ligne ici.

vendredi 6 mai 2011

Nouveautés

Interpretation Bible siecles 4.jpg

Beaucoup de parutions ces dernières semaines, dont des nouveautés qui méritent une petite mention ici.

Pour les amateurs de lecture et de théologie, voilà quelques ouvrages à ne pas manquer:

L'interprétation de la Bible au fil des siècles, volume 4, XXe siècle (sous dir. Donald K. McKim, Excelsis, 191 pages, 20 euros), est le dernier volume d'une série de quatre qui est en fait un dictionnaire des interprètes de la Bible. Ce dernier tome a l'intérêt de présenter des exégètes récents, dont on a forcément lu l'un ou l'autre ouvrage ou commentaire. Comme le champ est immense, l'ouvrage se limite aux Européens.

Pour ne citer que quelques noms, mentionnons James Barr, C.K. Barrett (exégète, auteur de multiples commentaires du N.T.), Karl Barth, Bornkamm, Bultmann, Culmann, Dodd, Jeremias, Käsemann, von Rad, Albert Schweitzer, etc.

On peut relever en particulier le nom du grand exégète anglais F.F. Bruce (1910-1991). Spécialiste du N.T., il a aussi largement écrit sur l'A.T. Un ou deux de ses livres ont été traduits en français, mais peu. Pourtant, la plupart de ceux qui étudient sérieusement la Bible ont eu à faire à lui un jour ou l'autre.

L'article complète bien son autobiographie, que j'ai lue il y a quelques années (In Retrospect), et une toute récente biographie: F.F. Bruce. A Life: A Private Person...A Fearless Scholar (par Tim Grass; Paternoster, 2011).

Dans l'article de L'interprétation de la Bible au fil des siècles, on apprend l'essentiel du parcours de cet exégète qui a enseigné toute sa vie dans les plus grandes institutions britanniques, qui au niveau ecclésial était attaché aux assemblées de frères; qui a fait preuve d'une étonnante indépendance d'esprit, faisant de la liberté chrétienne (perçue en particulier chez l'apôtre Paul) l'un des traits majeurs de sa réflexion et de sa vie (contre le légalisme, contre les distinctions homme/femme en matière de ministère chrétien, contre les discriminations).

Voilà ce que dit l'article, citant Bruce:

"J'ai du mal à comprendre que certains ne souhaitent tout simplement pas être libres. Ils ont peur de la liberté. Ils ont peur d'avoir pour eux-mêmes trop de liberté; et ils ont certainement peur d'accorder à d'autres trop de liberté. Il semble préférable de suivre des sillons prédéterminés..."

Bref, un exégète et un penseur d'actualité.

vendredi 8 avril 2011

Les grands classiques

Singing kids.jpg

Une étude américaine portant sur 28 recueils de cantiques protestants publiés entre la fin du 19e siècle et nos jours dresse la liste des cantiques les plus souvent présents.

Apparaissent dans la totalité (ou quasi-totalité) des recueils 27 cantiques, dont ceux-ci, connus en français

- A l'agneau sur son trône
- C'est un rempart que notre Dieu (de Luther)
- Seigneur que n'ai-je mille voix

Et bien d'autres, pas nécessairement traduits.

Bizarrement, le fameux Amazing Grace est absent des premières places du classement...
Il est à noter que l'étude ne prend pas en compte les recueils de cantiques "dématérialisés" (pour rétroprojecteurs, vidéoprojecteurs...).

jeudi 24 mars 2011

Claude Baty sur France Inter

Claude Baty 2.jpeg


Ce matin, le pasteur Claude Baty (Union des Eglises Evangéliques Libres de France), président de la Fédération Protestante de France, était sur France Inter, où il répondait aux questions pertinentes de Pascale Clark.


L'occasion pour les protestants, le plus souvent discrets (comme indiqué dans l'interview), de se prononcer sur quelques questions d'actualité... Notamment les débats sur l'immigration (débats qui n'emballent pas les protestants), la laïcité (à propos de laquelle des travaux sont en cours depuis longtemps, mais ne sont pas pris en compte par les politiques), etc.


L'émission est (ou va être dans les prochaines heures) disponible sur le site de France Inter.

mardi 8 mars 2011

Homme/femme : complémentaires ?

Homme-femme.jpeg

Avant de poursuivre la lecture du livre How I Changed My Mind About Women in Leadership (voir ici), et puisque c’est la "journée de la femme", arrêtons-nous un instant sur la question de la complémentarité homme-femme.

Parallèlement au livre en question, je reparcours l'ouvrage collectif Women, Ministry and the Gospel (sous dir. Mark Husbands et Timothy Larsen, Downers Grove, IVP Academic, 2007), fruit d'un colloque tenu au Wheaton College, à Chicago, en 2005. A vrai dire, les deux ouvrages sont remarquablement complémentaires (!), le second étant très sérieusement théologique, tandis que le premier, tout en étant théologique, valorise le témoignage de l'expérience.

Dans Women, Ministry and the Gospel, l'un des contributeurs, Henri Blocher, avant de développer sa propre thèse sur le sujet, évoque la question de la complémentarité homme-femme d'une manière très éclairante. En fait, il conteste cette notion, très présente dans le monde théologique américain, sous le nom de position "complémentarienne" (complementarian).

Voilà quelques éléments de son raisonnement :

- Dans cette idée de complémentarité homme-femme, comme le relèvent souvent les féministes (à juste titre), homme et femme sont complémentaire, mais surtout la femme... La notion de complémentarité, apparemment innocente, a souvent caché "la complémentarité de la cuisine et du pupitre (du prédicateur)" (pulpit and kitchen), voire celle du maître et des serviteurs.

- Même si l'on parle couramment de "ma moitié", la question de la légitimité de ce langage se pose d'un point de vue biblique. Henri Blocher cite Erwin Metzke: "Parler de complémentarité des sexes est source d'erreur. Car l'homme n'est pas pour la femme (ni la femme pour l'homme) un simple complément... La notion de complémentarité... émerge toujours d'une fausse représentation, dont l'implication est qu'il faut chercher comment harmoniser deux éléments distincts qui ensemble forment un tout. En réalité, il faut comprendre le commencement de la relation entre l'homme et la femme de la manière suivante: ayant été à l'origine fait l'un pour l'autre, ils entrent en collision et font l'expérience de leur différence; mais, lorsque l'un accepte l'autre dans ce face à face, ils donnent naissance à une histoire - l'histoire de deux êtres qui sont responsables l'un de l'autre."

- L'idée de complémentarité est absente du récit de la création de la Genèse, même du mot "aide" de Genèse 2.18. Dans toute l'Ecriture, chaque individu, qu'il soit homme ou femme, est considéré comme "complet" (même si le genre humain n'est pas "bon" s'il n'y a que l'homme, Genèse 1.27). Le mariage est donc le face à face de deux individus à part entière, complets.

- Le texte de la Genèse, d'ailleurs, ne souligne pas la complémentarité mais la similitude. L'auteur cite à ce propos Dorothy Sayers: "Ce qui est fondamental, c'est que les femmes sont plus semblables aux hommes que quoi que ce soit d'autre dans le monde."

(à suivre)

vendredi 25 février 2011

Exegétix : un nouveau blog

Livre Mt Richelle.jpg



J'ai le plaisir de vous signaler le tout nouveau blog (mais déjà bien rempli) de mon collègue Matthieu Richelle, professeur d'Ancien Testament à la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine (FLTE): Exegetix.


On y trouve notamment des informations concernant diverses publications qui intéresseront les exégètes de l'Ancien Testament; et on y apprend en particulier la publication du premier livre de Matthieu Richelle (par ailleurs déjà auteur de divers articles) :


Le testament d'Elisée. Texte massorétique et Septante en 2 Rois 13,10-14,16, Cahiers de la Revue Biblique n°76, Pendé, Gabalda, 2010.

mercredi 2 février 2011

Ministères chrétiens au féminin

How I Changed my Mind.jpg



Je suis en train de lire le livre How I Changed my Mind about Women in Leadership: Compelling Stories from Prominent Evangelicals, sous dir. Alan F. Johnson, Grand Rapids, Zondervan, 270 pages, 16,99 $.

Il s'agit d'un livre tout à fait original, qui rend compte du rôle joué par l'expérience dans l'exégèse et dans l'interprétation théologique de la Bible. Les auteurs racontent comment ils sont passés d'une position restrictive concernant les ministères féminins à une position ouverte, non seulement en justifiant leur raisonnement théologique, mais aussi (et c'est ce qui est le plus intéressant) en racontant ce qui a joué un rôle dans leur évolution: souvent des éléments relationnels, éducatif ou de leur expérience.

Parmi les auteurs, les habitués de la scène évangélique anglo-américaine reconnaîtront des grands noms:

- Stuart et Jill Briscoe: respectivement pasteur/auteur et oratrice/auteur bien connus.

- Tony Campolo: sociologue, mais surtout prédicateur chrétien fameux (je l'ai entendu plusieurs fois).

- Bill et Lynne Hybels: respectivement pasteur/fondateur de la fameuse méga-Eglise Willow Creek Community Church de Chicago, et membre de l'équipe pastorale de cette même Eglise.

- John et Nancy Ortberg: respectivement pasteur/auteur et pasteur/auteur !

- Sans parler de Cornelius Plantinga, Ron Sider, Walter et Olive Liefeld, I. Howard Marshall (le grand exégète anglais).

Les francophones reconnaîtront Gilbert Bilézikian et Roger Nicole.

Pour une fois, les arguments exégétiques et théologiques ne sont pas donnés de manière brute, mais sont mis en récit: ces récits sont des récits de vie; car les circonstances de la vie, nous disent ces auteurs, interviennent dans notre lecture de l'Ecriture. On ne pratique pas l'exégèse dans la neutralité d'une tour d'ivoire; mais notre exégèse est interrogée par l'expérience.

(à suivre)

lundi 10 janvier 2011

Prédication

Bonne annee 2011.jpeg

En ce début d'année 2011, je signale à ceux qui ne le connaissent pas le blog d'homilétique de Gabriel Monet, professeur de théologie pratique à la Faculté adventiste de théologie de Collonges-sous-Salève. Beaucoup d'articles et de réflexions stimulantes pour les prédicateurs. Et une interview de début d'année de votre serviteur...

jeudi 16 décembre 2010

Complément bibliographique

C'est la fin de l'année 2010, et l'occasion de faire un point bibliographique. Voilà les articles et livres auxquels j'ai eu le plaisir de participer ou que j'ai eu l'occasion d'écrire pendant l'année écoulée.

Eglise mouvement.jpg

« Le discours d’envoi en mission de Matthieu 10 : état de la recherche et perspectives », Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses 90/4, 2010, p. 479-499 (texte disponible en ligne ici).

Recension de Richard Bauckham, Jesus and the Eyewitnesses : The Gospels as Eyewitness Testimony, Grand Rapids/Cambridge, Eerdmans, 2006, Études Théologiques et Religieuses 85/4, 2010.
Le livre Bauckham est excellent, et interroge véritablement la recherche sur plusieurs points.

Pour une Église en mouvement. Lecture du discours d’envoi en mission de Matthieu 9.35-11.1, Cléon d’Andran, Excelsis, 2010.
Le livre basé sur mon travail de thèse: exégèse et interprétation du discours d'envoi de Mt 10 et conclusions théologiques sur la mission de l'Eglise selon le premier évangile.

« Le discours missionnaire de Matthieu », in Figures bibliques de la mission. Exégèse et théologie de la mission, approches catholiques et protestantes, sous dir. Jacques Matthey, Marie-Hélène Robert et Catherine Vialle, Lectio Divina 234, Paris, Cerf, 2010, p. 161-175.
Un volume très intéressant sur les fondements bibliques de la mission chrétienne.

« Chronique matthéenne VIII », Études Théologiques et Religieuses 85/1, 2010, p. 101-121.
Un point sur la recherche exégétique concernant l'évangile de Matthieu.

« Pour une théologie de l’enfant : réflexions préliminaires », Théologie Évangélique 9/1, 2010, p. 1-10.

Collectif, « Jalons pour une théologie de l’enfant », Théologie Évangélique 9/1, 2010, p. 11-44.
Deux articles qui vont ensemble, rédigés à la suite d'un séminaire interdisciplinaire de master sur la "théologie de l'enfant".

mercredi 1 décembre 2010

L'Avent et Noël

Avent bougies.jpegPour ceux et celles qui participent à la préparation des cultes, en cette période de l'Avent (année A), voilà pour mémoire les textes bibliques habituellement lus:

1er dimanche de l'Avent (dimanche 28 novembre) :
- Esaïe 2.1-5
- Psaume 122
- Romains 13.11-14
- Matthieu 24.36-44

2e dimanche de l'Avent (dimanche 5 décembre) :
- Esaïe 11.1-10
- Psaume 72.1-7, 18-19
- Romains 15.4-13
- Matthieu 3.1-12

3e dimanche de l'Avent (dimanche 12 décembre) :
- Esaïe 35.1-10
- Psaume 146.5-10 ou Luc 1.47-55
- Jacques 5.7-10
- Matthieu 11.2-11

4e dimanche de l'Avent (dimanche 19 décembre) :
- Esaïe 7.10-16
- Psaume 80.2-8, 18-20
- Romains 1.1-7
- Matthieu 1.18-25

Noël :
- Esaïe 9.1-6; 62.6-12; 52.7-10
- Psaume 96, 97, 98
- Tite 2.11-14; 3.4-7; Hébreux 1.1-4
- Luc 2.1-14; 2.8-20; Jean 1.1-14


Et voici aussi quelques cantiques de l'Avent et de Noël (les meilleurs, ou en tout cas mes préférés...) :

- A l’Agneau sur son trône (ARC 327)
- A pleine voix, chantons (ARC 374)
- Aube nouvelle (ARC 301)
- Aujourd’hui, le Roi des cieux (ARC 365)
- Emmanuel (JEM 260)
- Hosanna (JEM 336)
- Il est né le divin enfant
- Jésus, c’est le plus beau nom (JEM 222)
- Les anges dans nos campagnes (ATG 108)
- Dieu des grâces éternelles (ARC 313)
- O nuit bienveillante (ARC 352)
- Oh peuple fidèle (ARC 359)
- Oh ! quel éclat sur nos matins (ARC 367)
- Oh ! viens, Jésus (ARC 307)
- Peuples qui marchez (ARC 316)
- Quand s’éveilleront nos cœurs (ARC 315)
- Seigneur, que tous s’unissent (ARC 303)
- Terre chante de joie (ATG 97)
- Venez bergers (ARC 371)
- Voici l’enfant nous est né (ARC 360)
- Voici Noël (ARC 354)

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